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L'ENFANT LÉGITIME DE LA DÉMOCRATIE
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L'enfant légitime de la démocratie
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L'enfant légitime de la démocratie
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«Hegel note dans un passage de ses œuvres que tous les grands évènements et les grands personnages de l'histoire universelle se présentent pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d'ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde comme farce».
(Marx, «Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte»)

Le conflit «démocratie - fascisme», lui, aura présenté de nombreuses versions dans sa longue série burlesque. Sa dernière édition «made in France» ne renie pas la tradition.

Une fois de plus nous aurons vu le parti «ouvrier» se vautrer comme à plaisir dans la boue parlementaire, jurer ses grands dieux qu'il veut lutter pour la république et pour elle seulement: la guerre civile? la prise du pouvoir? nous laissons ça aux généraux, voyons! Nous ne somme que d'honnêtes khrouchtcheviens! Une nouvelle fois, ce même parti a jeté l'anathème sur le nouveau surhomme qui allait tout remettre en question, puisant à pleines mains dans l'arsenal rhétorique du libéralisme le plus stupide, le plus moutonnier, le plus écœurant. Et, finalement, après avoir voté l'état d'urgence, les pouvoirs spéciaux, des félicitations à l'armée (!) et regardé «passer» le fascisme, voici nos «communistes» qui se mettent à l'œuvre... pour préparer l'avenir (meilleur et... républicain, cela s'entend!). Pensez donc! On leur à promis un référendum: les voilà, à nouveau sur leur terrain favori!

Durant ces journées «historiques», toutes les ressources démagogiques de l'anti-fascisme - dont le principal mérite est d'avoir jeté le prolétariat mondial dans la guerre fratricide de 1939-45 - ont été à nouveau utilisées pour tromper le prolétariat, pour lui faire perdre de vue son véritable ennemi de classe: l'État capitaliste, que la forme en soit fasciste et totalitaire ou parlementaire et démocratique. Ce que l'on a réussi à dissimuler une nouvelle fais derrière l'alternative démocratie-fascisme c'est le contenu de l'État de classe de la bourgeoisie: la dictature du capital sur le prolétariat et sur toute la société.

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Il sera certainement utile, en ces jours où l'on agite de toutes parts le spectre du fascisme, de préciser un peu ce que l'on entend par ce terme.

La phase moderne du capitalisme, la phase impérialiste, se caractérise essentiellement par la concentration monopoliste de l'économie, la formation de syndicats, de cartels, de trusts capitalistes, l'établissement d'une planification capitaliste. Partout disparaissent les caractéristiques du libéralisme classique, tandis que s'y substitue une plus grande discipline de la production (qui ne fait qu'exacerber l'anarchie fondamentale de la production capitaliste), due à l'intervention croissante et despotique de grandes associations bancaires et financières, puis de l'État lui-même qui, d'organe de gouvernement et de police, passe au rang d'organe de contrôle et même de gestion de l'économie. Parallèlement, à l'échelle mondiale, s'affirme la domination toujours plus absolue de quelques grands États sur le reste du monde.

C'est ce processus de concentration, de monopole, de despotisme économique et social qui caractérise le capitalisme moderne, «fasciste» si l'on veut. La société bourgeoise n'en arrive pas à ce stade par un accident de l'histoire, mais par une nécessité objective, inéluctable, liée à la dynamique interne du capitalisme: «la concurrence engendre le monopole». Cette dernière phase n'est ni une aberration, ni un retour en arrière, comme veut nous le faire croire l'anti-fascisme vulgaire; le monopole fondamental, économique, social et politique de la classe bourgeoise s'y affirme seulement à son degré le plus aigu et dans tous les aspects de la vie sociale. Le système capitaliste y dévoile seulement au grand sa véritable nature.

Cette évolution profonde de la société bourgeoise n'est donc pas liée à une forme déterminée de gouvernement - parlementarisme ou parti unique: la dialectique de l'histoire a fait du bloc des «démocraties» l'héritier véritable et légitime de ce fascisme qu'il prétendait abattre définitivement, dénonçant du même coup toute la trahison des partis «communistes» qui lui prêtèrent main-forte.

Lorsqu'en Allemagne et en Italie la bourgeoisie passa à l'organisation de son parti unique, en répudiant l'appareil gouvernemental de la démocratie traditionnelle, elle ne fit que mettre la forme de son État en accord avec son contenu, en procédant à la mise en place de sa dictature de classe ouverte et déclarée. Dans les pays «démocratiques», au contraire, on laissa subsister la façade démocratique de l'appareil d'État, le parlement et la multiplicité des partis, toutes choses désormais privées de signification, mais toujours aptes à tromper les masses ouvrières sur la véritable nature de l'État. Deux grandes guerres mondiales ont laissé la victoire au camp qui se prétendait le représentant de la «Démocratie», mais, précisément, il se révèle toujours plus à une analyse véritable que le monde moderne se dirige inexorablement vers des formes toujours plus sévères de contrôle par le haut, de complexité bureaucratique, d'intervention étatique, d'étouffement complet de toute initiative ou toute autonomie périphériques. La bourgeoisie, pourtant, ne se débarrasse de son attirail démocratique,- qui lui rend de si grands services, que lorsqu'elle y est contrainte par les exigences de la lutte des classes. Mais alors, l'opportunisme ouvrier immobilise le prolétariat dans la lutte anti-fasciste, dans la lutte pour une forme différente (et, du reste, vide de sens) de ce même État bourgeois, en éloignant le Prolétariat de sa seule voie historique: la destruction de l'État capitaliste et l'érection de sa propre dictature de classe. Ce «démocratisme» pèse particulièrement sur le prolétariat français qui n'a jamais su se débarrasser vraiment du poids de la tradition bourgeoise du jacobinisme, tandis que les multiples écoles de l'opportunisme ouvrier spéculent continuellement sur de soi-disant nouveaux «thermidor» pour émasculer son énergie révolutionnaire et le détourner de sa véritable voie.

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Mais alors, nous dira-t-on, vous ne faites aucune différence entre la démocratie et le fascisme? Disons nettement qu'il serait moins dangereux d'estomper les différences possibles que de faire de la démocratie et du fascisme deux systèmes fondamentalement opposés, avant d'essayer de dégager la signification politique des mouvements fascistes, au travers des exemples historiques que nous en connaissons. Le cas de l'Italie et de l'Allemagne nous montre que dans son aspect politique, le fascisme représente une contre-attaque de la bourgeoisie, appuyée sur de larges couches de la petite-bourgeoisie, après l'échec d'une tentative insurrectionnelle du prolétariat. Il survient dans une période de lutte des classes aiguë, où le prolétariat a pris une voie révolutionnaire, s'est heurté à la force répressive de l'État bourgeois (démocratique!), et se trouve dans une période de reflux. Par suite d'une véritable division du travail qui devrait faire réfléchir les prolétaires après que l'État légal ait réussi à briser le premier assaut, surgissent les corps francs du «parti totalitaire» qui achèvent la besogne, écrasent définitivement dans le sang le mouvement et détruisent les organisations du prolétariat. Bien loin de s'opposer, démocratie et fascisme ne sont que deux aspects d'une même réalité: la conservation du capitalisme et de son État. On pourrait mieux dire encore: dans la répression du prolétariat, les bandes fascistes ne sont que la force d'appoint de l'État légal, comme le prouve l'exemple de l'Italie ou l'armée, la police et même la marine furent employées pour écraser le prolétariat là où il avait résisté victorieusement à l'assaut des fascistes en armes.

Face à cette situation, le courant de la Gauche Communiste Internationaliste auquel nous appartenons refusa d'accepter la politique officielle de la direction centriste du P.C. italien. Il repoussa la tactique de l'anti-fascisme pur et simple, la défense de la démocratie, le front unique avec tous les éléments démocrates, c'est-à-dire, an bref, le reniement de toute la plateforme constitutive de l'Internationale Communiste. Pour nous, en effet, non seulement cet anti-fascisme vulgaire signifiait l'abandon complet de la position marxiste révolutionnaire vis-à-vis de l'État bourgeois, non seulement il désarmait les prolétaires devant le fascisme, mais, chose plus grave encore, il compromettait irrémédiablement le mouvement futur du prolétariat, il ramenait les partis communistes au rang d'opposants à l'intérieur des limites du système bourgeois. L'expérience historique a tranché définitivement ce débat. L'anti-fascisme a été le principal artisan de la mobilisation du prolétariat dans la deuxième guerre impérialiste. A la fin de cette guerre, il a permis dans les pays «fascistes» vaincus, une reconversion «en douceur» qui laissait l'initiative à la bourgeoisie et à elle seule; dans les pays vainqueurs et «démocratiques», il soutint la remise en marche de l'appareil d'exploitation du prolétariat en étouffant les convulsions sociales consécutives à la guerre. C'est là tout le contenu réel de la «Résistance» et de la «Reconstruction», deux grands mots qu'il faudrait traduire ainsi: tribut du sang puis de la sueur versé par le prolétariat pour le sauvetage, non pas de la démocratie, mais du capitalisme. Après la première guerre mondiale, la révolution russe lança au monde le cri de menace et de défi des exploités qui reconstruisirent, sur les ruines dé la pourriture social-démocrate, leur organisation mondiale de lutte: l'Internationale Communiste; après la deuxième guerre impérialiste, ce fut l'ignoble comédie de la «Libération» et des gouvernements d'union sacrée auxquels les partis ouvriers apportèrent leur caution. Toute l'œuvre de l'anti-fascisme tient dans cette différence!

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Il est bien évident que la situation française d'aujourd'hui diffère nettement de celle de l'Italie des années 20 ou de l'Allemagne des années 30. Nous chercherions en vain, aujourd'hui, la moindre tentative du prolétariat français de menacer l'ordre bourgeois: désorienté, indifférent ou manœuvré par le stalinisme, écrasé par le poids de trente années de dégénérescence et de trahisons, le prolétariat ne peut faire entendre sa voix. De quoi s'agit-il donc derrière l'apparition de la dictature gaulliste? Il s'agit de l'éclosion d'une crise qui couve depuis longtemps sous les contradictions internes du capitalisme français: la décadence du colonialisme, amorcée en fait depuis la dernière guerre, qui sonna le glas des puissances coloniales classiques au profit de l'impérialisme d'outre-atlantique. Pour de multiples raison, la situation créée en Algérie par la pression du mouvement d'indépendance arabe se prête difficilement à une liquidation «à l'amiable» de la domination française, comme ce fut le cas de la Tunisie et du Maroc. Les atermoiements et la faiblesse politique de la bourgeoisie française lui ont ôté la possibilité de procéder à temps à une série de réformes qui eût, peut-être, aiguillé l'évolution algérienne vers une voie moins brutale. Encore faut-il bien comprendre que cette impuissance de la bourgeoisie ne relève pas d'une sorte de crétinisme collectif qui aurait frappé nos bourgeois (comme le laisse supposer toute la propagande «progressiste» sur la «guerre imbécile»), maie découle de circonstances objectives qui placent la bourgeoisie française devant cette contradiction: continuer de mener sa politique traditionnelle de «grandeur nationale» ou même «impériale», alors qu'elle n'en a plus les moyens. La place de grande puissance impérialiste de la France, sa possibilité de jouer le rôle d'«État-usurier», comme le disait Lénine, pour une partie de l'Europe, étaient liées à la conservation et au pillage de l'empire colonial, que le repartage du monde consécutif à la seconde guerre mondiale et le mouvement d 'indépendance des peuples des couleur - en l'absence même d'une solidarité révolutionnaire effective du prolétariat métropolitain - condamnent à disparaître. La bourgeoisie tente désespérément de conserver l'Algérie parce que ce sont toutes les possessions coloniales ou semi-coloniales de la France qui sont en jeu, en plus des intérêts directs d'une fraction de cette bourgeoisie et, dans l'avenir, la stabilité de la structure sociale française dans laquelle la nombreuse petite bourgeoisie vit précisément des miettes du festin colonial. Mais cet effort, parce qu'il va contre le sens profond de l'histoire, ne fait qu'aggraver la situation qu'il est censé redresser: la farce tragique - tragique, parce qu'elle est synonyme de guerre à outrance, de massacres sur une échelle plus vaste encore si possible et de sur-exploitation pour le prolétariat métropolitain - de l'«intégration», reprise par de Gaulle, ou la sortie d'un film de propagande intitulé «dix millions de français», ne changeront rien à l'affaire. Les réalités économiques sont là: le déficit de la balance des paiements qui était de 492,5 milliards en 57 a continué de s'accroître en 58, passant de 31 milliards pour le mois de février à 54 milliards pour le mois de mai; la dépendance économique et financière vis-à-vis de l'Amérique et de l'Allemagne (qui a couvert une partie du prêt de 655 millions de dollars en janvier) va s'accentuant, tandis que se profile à l'horizon la silhouette menaçante du «marché commun». Bien évidemment, nous ne citons pas ces données pour nous en attrister (à la manière de nos «communistes» toujours fort soucieux de l'«intérêt national»): le prolétariat n'a que faire des notions de grandeur nationale, d'intérêt national, car sa mission historique est d'être le fossoyeur de la nation elle-même.

La toile de fond de la situation actuelle, c'est donc la décadence irrémédiable du système colonialiste classique, fondé sur l'occupation territoriale des pays exploités. Mais ce qu'il faut souligner, c'est que la bourgeoisie peut régler en toute liberté cette situation critique grâce à la complicité effective des partis opportunistes. Elle n'a point affaire à un assaut du prolétariat à l'intérieur, à aucun moment elle ne s'est trouvé en face d'une solidarité agissante du prolétariat français avec le mouvement de libération algérien, toutes les réactions ouvrières ayant été étouffées ou sabotées ouvertement (comme ce fut le cas pour les manifestations de rappelés) par le parti «communiste». Et c'est là la différence essentielle de la situation actuelle avec les fascismes allemand ou italien qui étaient des contre-offensives dans une ambiance de guerre civile, de guerre de classes. Aujourd'hui, la bourgeoisie française peut faire cavalier seul, elle peut aménager préventivement son État comme elle l'entend, pour pallier aux soubresauts qu'entraînera probablement l'«austérité» qui nous est promise. Et c'est devant cette farce, non pas tellement du fascisme que de l'anti-fascisme, qu'il faudrait que le prolétariat oublie une nouvelle fois les dures leçons de l'histoire pour venir se prosterner devant la république défunte? C'est pourtant ce que font de prétendus gouvernements d'avant-garde, dont le rôle semble être de sauver la mise des opportunistes dans tous les moments critiques, de jouer, sur une petite échelle et vis-à-vis du stalinisme, le rôle que celui-ci joue vis-à-vis de la bourgeoisie. Devant l'épouvantail du fascisme le réflexe opportuniste a, une fois de plus, joué: les anarchistes de la Fédération Libertaire et les trotskystes du P.C.I. sont ailés jusqu'à apporter leur appui à un «Comité pour la défense de la République». Ils retrouveront ainsi, avec une certaine logique, leurs positions anti-fascistes de la période de guerre qui les firent participer à la guerre impérialiste sous la forme camouflée - et pour cela plus ignoble encore - de la résistance des partisans.

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Dans la situation actuelle, il n'est pas exclu que la classe ouvrière tente quelque riposte sous l'aiguillon des compressions de salaires et de la mobilisation de plus larges couches de jeunes travailleurs. Une certaine agitation sociale peut donc naître. Il faut avoir le courage de reconnaître que si de tels mouvements éclataient, alimentant presque inévitablement la fausse alternative démocratie-fascisme, ils ne pourraient échapper à l'issue d'échecs et de confusion à laquelle une telle orientation les voue qu'à la condition de reprendre un minimum de motivations strictement classistes, fut-ce sur un plan purement défensif: lutte pour les conditions de vie et de travail, refus des impératifs officiels. Ce serait évidemment pur défaitisme que de refuser aux travailleurs le droit de lutter pour ces objectifs limités mais précis, sous prétexte que les forces politiques qui les guident les immobilisent par des objectifs de conservation sociale. Mais une défaitisme pire encore serait celui qui entretiendrait chez eux l'illusion qu'ils peuvent parvenir à des résultats positifs sans répudier complètement la fausse alternative idéologique dans laquelle l'opportunisme ouvrier les a enfermés. Une véritable lutte ouvrière devra rejeter toute l'idéologie propagée dans le prolétariat par trente années de démission politique de ses représentants; elle devra rompre radicalement avec eux et leurs programmes. On voit bien qu'il s'agit là du problème fondamental que nous soulevons sans cesse: la renaissance d'un véritable parti de classe. Si celui-ci ne peut surgir sans un changement radical dans le comportement des fractions les plus combattives de la classe ouvrière, en premier pas sur ce chemin long et difficile serait accompli si les travailleurs à la pointe du combat, dans une éventuelle agitation sociale, s'attachaient à substituer au mot d'ordre de «défense des libertés républicaines», la revendication catégorique de l'arrêt des opérations en Afrique du Nord et du rapatriement immédiat du contingent.

En théorie nous connaissons la réponse du prolétariat à la situation présente: il doit proclamer sa solidarité avec le mouvement d'indépendance algérien et répudier tout appui à la politique de la bourgeoisie, repoussant avec une égale force la continuation de la guerre sous l'étiquette «démocratique» ou du «pouvoir personnel», qu'il confond dans une même haine irréductible de classe. Mais nous ne nous illusionnons nullement sur les possibilités pratiques d'une telle orientation. Bien des années devront s'écouler avant que le prolétariat puisse se porter sur une position aussi radicale. Mais ce ne serait pas œuvrer à en rapprocher la date que de chercher à agir à tout prix aujourd'hui, en semant la confusion et en faisant chorus avec le gros dé la troupe opportuniste.

La seule façon d'être utile à la classe ouvrière, la seule façon de travailler efficacement à la reprise de demain, consiste à énoncer sans restrictions les principes fondamentaux de l'action autonome du prolétariat, à «ne pas faire marchandage des principes». Il nous faut dénoncer tous les systèmes politiques de la bourgeoisie - la démocratie tout autant que le fascisme - comme des formes de l'oppression et de l'exploitation du prolétariat. Il nous faut dénoncer l'enrégimentement du prolétariat dans une prétendue croisade idéologique contre le fascisme qui n'a pas d'autres contenu social que de détourner la classe révolutionnaire de sa voie historique: l'assaut du pouvoir bourgeois et l'établissement de la dictature du prolétariat, la seule capable de mettre un terme définitif à l'exploitation de classe, à l'esclavage salarié.

Lorsque le prolétariat resurgira sur la scène politique, il agira pour son propre compte, pour instaurer sa propre dictature, et non pour servir de masse de manœuvre à une fraction de la bourgeoisie, pour sauver la bureaucratie et la coalition de partis qui ne sont que les agents de son exploitation et de son oppression.

Pour l'instant, concluons simplement et.... mathématiquement: démocratie + fascisme = conservation du capitalisme.

Source: «Programme Communiste», numéro 4, Juillet - Septembre 1958

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